La crise des 25 ans

Bonjour toi,

Aujourd’hui, je te retrouve pour un article sur la crise des 25 ans. Peu connue en France, on en parle davantage, en Italie et en Allemagne. Ce terme commence à faire son apparition dans les médias et on commence à s’attarder sur ce phénomène.
La crise des 25 ans appelé aussi « quaterlife crisis », la crise du quart de siècle, signifie la prise de conscience de l’individu de son passage de l’enfance vers la vie d’adulte.
Elle se caractérise de différentes manières et pour l’avoir moi-même vécu, je vais te l’expliquer.

Comprendre la crise des 25 ans

La désillusion de la vie d’adulte

Petite, j’imaginais qu’à 25 ans, je serais mariée avec un mec musclé et super sympa, que j’allais avoir le job de mes rêves, que je gagnerais beaucoup d’argent et que j’aurais un appart’ magnifique (tout décoré en IKEA, tu vois de quoi je veux parler je suis sure !). La réalité ? A 25 ans, je finissais encore mes études, j’étais célibataire et je vivais chez mes parents. J’ étais stagiaire ce qui était loin du job de mes rêves ultra bien payé. Quand je m’étais rendue compte de cette désillusion, c’était un peu comme une grosse claque en pleine figure. Qu’est-ce que j’avais loupé pour ne pas réussir ce que j’imaginais étant petite ? Sentiment de culpabilité, tristesse, je me sentais incomprise, comme si j’avais manqué quelque chose dans ma vie.

Les cases à remplir

Le fait de ne pas remplir les cases que la société me demandait de remplir, me faisait me remettre sans cesse en questions : dois-je accepter un job pour arrêter de dire que j’étais étudiante ? Dois-je trouver le premier mec venu et me forcer à l’aimer pour stopper le célibat ? Ou encore dois-je quitter le foyer familial pour ne pas ressentir le malaise que cela provoque lorsque j’affirme être toujours chez mes parents ? Comme si pour les gens ça changeait quelque chose à leur vie que je vive seule, en coloc ou avec ma famille. J’ai l’impression que le jugement se ressent encore plus lorsque l’on a 25 ans.

Si j’affirmais à 24 ans vivre chez mes parents, cela n’interpellait personne mais dès que tu as atteint le quart de siècle, c’était « totalement différent » pour les autres.

Le pire a été lorsque j’ai découvert la vie en entreprise lors de mon stage. On découvre le monde du travail et de l’entreprise un peu comme « bienvenue dans ton avenir, ton monde d’adulte, ce pour quoi tu as galéré de longues années à étudier des choses qui ne te serviront probablement jamais dans ton quotidien futur. » Bref, j’y étais : l’univers de l’entreprise mais en tant que stagiaire pour commencer, ce monde que j’ai une nouvelle fois…trop idéalisé. Une nouvelle claque : alors c’est CA le monde du travail ?

Ce système de hiérarchie où sous prétexte que la personne a un poste plus « élevé » peut te parler comme une moins que rien. Ce monde où tu dois travailler pour qu’un patron s’en mette plein les poches, en arnaquant les clients ? Un monde où les commérages ne font que fuser, les pauses se transforment en « qui va-t-on accabler aujourd’hui et la critiquer à tout va ? 


Le désenchantement 

Tout cela pour un salaire misérable, et où bien entendu on te fait faire des heures supplémentaires sans en payer une seule. Ou encore, ce monde où tu travailles d’arrache-pied sur un dossier pour que ton responsable s’accapare ton travail. De plus, reçoit les félicitations  et perçoit une prime sans mentionner une seule fois ton prénom. Et lorsqu’on te fait une proposition d’embauche, on te précise bien « tu as un gros avantage : on te propose 20 euros de plus que le SMIC, tu verras les autres entreprises ne te proposeront que le SMIC. » c’est tout juste si j’ai pas entendu le « estime toi heureuse et accepte » tellement il le pensait fortement dans sa tête. J’ai évidemment décliné cette proposition et quitter ce stage a été une réelle libération.

Une de mes principales missions consistait à supprimer tous les commentaires négatifs de la société sur Internet afin de ne conserver que les positifs et d’attirer de nouveaux clients. Je n’arrivais pas à croire qu’autant de personnes travaillait pour cette entreprise et acceptait de faire toutes les tâches, de vendre les produits en toute tranquillité. C’était tellement contraire à mes valeurs que je n’en dormais pas la nuit. La goutte d’eau a été de me demander de créer de faux-comptes avec des commentaires positifs. J’ai refusé immédiatement, c’était trop pour moi. Je me suis répétée : « Tu as fait tout ça pour ça ? », il va ressembler à ça ton quotidien d’adulte ? Je refuse.

Se sentir perdue

Du jour au lendemain, je me sentais perdue entre l’enfant en moi qui avait rêvé une vie. Entre la vie que j’avais actuellement à 25 ans et ce que j’avais envie réellement d’être/de faire.
Je crois qu’à ce moment-là, je ne savais plus ce que je voulais : la société me dictait les cases à remplir, moi je me sentais totalement incomprise et j’avais peur de décevoir l’enfant que j’étais, mon mini-moi. Un an de remise en questions, d’expériences déchues, de « mais qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? ».

Souvent lorsque je me pose pour réfléchir à mon passé et aux décisions que je dois prendre, je me rappelle cette phrase :  « est-ce que l’enfant que j’étais, serait fier de « l’adulte » que je suis devenue ?. »
Si la réponse est positive alors tout va bien, tu es sur le bon chemin. Si la réponse est négative, demande-toi pourquoi et surtout change ce que tu peux. Et tu le peux, car toi seul sais ce qui est bon pour toi, tes objectifs, ton épanouissement. Peu importe le regard des autres, de la société, fais toi confiance.

Les doutes de l’âge adulte

La crise des 25 ans a été une grosse année de doutes où j’étais perdue et remplie de désillusions. C’était comme si, sous prétexte que j’avais juste un an de plus, on me demandait de changer ma vie. La banque nous appelle pour payer désormais la gestion de nos comptes. Le regard des autres changent comme si en un instant tout avait changé et qu’on devait à 25 ans, entrer dans les cases : être en couple, penser à faire un enfant, avoir signé un CDI etc.

On n’a plus le droit aux avantages « jeune », en nous rappelant peu à peu que l’on prend de l’âge. Nous informant que le temps passe.

Si tu es en train de vivre cette crise des 25 ans, je te souhaite beaucoup de courage. Sache que tu n’es pas le seul. C’est normal d’éprouver de la mélancolie à sa vie d’enfant/ d’adolescent. Dis toi que « devenir adulte » n’est pas si terrible, si tu suis tes envies et tes rêves. N’hésite pas à partager ton histoire ou des anecdotes dans les commentaires ! Tu peux aussi suivre l’Instagram et le Twitter du blog. 

 

A très vite !

12 commentaires Ajoutez les votres
    1. Merci à toi pour ton message. Je suis contente de voir que l’on peut s’identifier et que je ne suis pas la seule à penser ça.

      A très vite !

  1. Bon, je n’ai pas encore 25 ans, mais dans 2 ans c’est mon tour et j’espère que tu m’aimerais toujours autant et comme on dit Inchallah je serai mariée à Kyky ou Titi. Haha non en vrai dans deux ans je ne serai pas mariée je ne pense pas et comme toi j’imaginais cela aussi après je ne sais pas de quoi la vie est faite mais je n’ai pas envie de me marier toute de suite !
    En plus à 24 ans je serai comme toi je serai encore chez ma mère c’est sur. En réalité la vie qu’on s’imagine n’est jamais ce que l’on vit réellement. Si je m’écoutais je serai une princesse tu vois alors qu’en vrai je suis une nana qui doit d’abord finir ses études pour ensuite faire ce qu’elle souhaite.
    Je te dirai si à 25 ans je fais une crise tu pourras y assister en live hahahah
    En tout cas tu as des bons conseils (et je suis choquée de me dire que y a des entreprises qui font ça genre supprimer les commentaires négatifs non mais je suis trop utopique comme fille et naïve mais la vie semble plus belle)

    Gros bisous <3

    1. Prends ton temps, va à ton rythme, c’est le plus important !
      Ohh, tu serais étonnée de tout ce qui se fait par les entreprises pour avoir une e-reputation positive !!

      A très vite

  2. Coucou ! Je viens d’avoir 23 ans mais comme j’ai commencé à travailler avant toutes mes connaissances même en ayant fait de longues études, je me trouve en décalage. Du coup, je suis déchirée entre deux futurs que je voudrais: celui où je voyage beaucoup dans le monde entier et ne me pose pas avant un très long moment, et celui où je me pose dans pas longtemps et fonde ma famille. Grrrr, pas facile ! A bientôt en tout cas 🙂

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