Comment savoir qui je suis vraiment ?

Bonjour toi,

J’espère que tu vas bien.
Je te sollicite souvent sur Instagram pour mes prochains sujets, alors quand je t’ai proposé deux thèmes différents qui m’inspiraient pour un article, je ne savais guère lequel rédiger en premier et je me suis que ton aide m’allait être précieuse. La surprise est que je me suis retrouvée avec une parfaite égalité entre les deux thèmes. Le choix m’est donc revenu et j’ai choisi d’aborder le « Qui je suis ? ». Dans tous les cas, je voulais te remercier pour ton vote et si tu fais parties des 50% qui avaient voté pour l’autre thème, sache que je l’aborderais prochainement, pas d’inquiétude.

Si je te croisais et te demandais « Qui es-tu ? » qu’aurais-tu à me répondre ? Lors de mes cours en psychologie, on avait effectué un exercice où chacun devait prendre un papier et répondre par 20 points à la question « Qui je suis ? » le résultat était sans contexte pour tout le monde. Au début, tu trouveras facilement les réponses, en précisant ton prénom, ton âge, ta ville etc « les informations de base » puis plus les points vont avancer et tu éprouveras plus de difficulté à répondre.  Sachant que tes réponses vont être « plus confidentielles », tu vas te livrer sur des choses plus « profondes ». Tu vas évoquer ton caractère, ton entourage etc. J’avais été subjuguée par la réalité et la véracité de cet exercice. C’est vrai ça, comment doit-on répondre à cette question « Qui je suis ? » pourquoi est-ce si difficile de se définir.

Qui je suis quand je suis enfant ?

Il y a un jeu que l’on faisait tous quand on était enfant : une cocotte. Tu te souviens ? On devait dire un numéro, choisir une couleur et en soulevant on découvrait une phrase gentille ou un peu moins « tu es belle », « tu écris bien » etc. De même, on nous dit souvent quand on est petit lorsque l’on fait quelque chose de travers « tu n’es pas une gentille fille » et on se met à bouder ou à pleurer pour récolter un « bravo » par la suite par nos parents. Comme si cela nous affectait et nous voulions paraitre absolument « parfait ». Bien entendu, notre caractère change, notre personnalité s’affirme, et avec le temps on se découvre des qualités ou des défauts qu’on ne pensait pas avoir. Notre « qui je suis ? » de l’enfance est caractérisé entre autres par l’éducation de nos parents.

De l’affirmation de soi

Avec le temps, on se découvre, on évolue.
Par exemple, une personne peut s’affirmer ne pas être jalouse, elle n’a jamais enviée personne ou éprouvée ce sentiment. Puis un jour, elle tombe très amoureuse de quelqu’un et se découvre ce « défaut ». Ou alors lorsqu’une personne nous demande un conseil, on lui dit souvent « à ta place, j’agirais plutôt comme ça ». Mais en fait la personne n’a pas le même caractère, la même perception et encore moins la même histoire pour se permettre de juger.

Autre situation, on peut penser ne jamais être capable d’une chose. Prenons un exemple  lambda : une personne se trouve incapable de vivre seule, elle a toujours besoin de compagnie. Un jour, elle se retrouve condamner à vivre seule même si ce n’était pas son choix. Au final, elle éprouve un plaisir à vivre seule. Conclusion : elle s’était mis un obstacle toute seule, si elle n’avait pas eu cette confrontation, elle ne s’en serait peut-être jamais rendue compte de ce bonheur ?

Autre point, lorsque l’on veut dresser la liste de nos qualités et nos défauts. On a une certaine perception de nous-même, on se définit et lorsqu’on parle de cette liste à notre entourage, il peut y avoir toutes sortes des réactions. Des personnes peuvent nous dire « Ah non, je ne te trouve absolument pas joyeuse, je te vois toujours bouder ! ». Mais qui est cette personne pour juger ta personnalité ? Ne serait-ce pas toi qui devrais te connaitre au maximum ?

L’apparence du « Qui je suis » ?

Le temps, les expériences de la vie, nous font prendre conscience peu à peu de ce que nous sommes réellement.

J’en parlerais dans un article prochainement, mais je déteste les entretiens d’embauche. Jouer un rôle pour tenter d’obtenir un job, vouloir se plier à toutes les réponses auxquels ils attendent et avoir les fameuses questions :

– Comment te vois-tu dans dix ans ? En espérant une réponse : je me vois évoluer dans votre entreprise.
– Citez moi 3 qualités et 3 défauts ? En essayant de trouver des « défauts-qualités »
– Comment vos amis vous décriraient ? En souhaitant comme réponse un peu de traits négatifs, car cette question est censée « être le piège et il ne faut pas dire que des qualités ».

Je trouve les entretiens d’embauche, comme la chose la plus hypocrite où pour moi il est impossible de définir une personne en quinze minutes d’entretien. Même en observant le « body langage ».

Autre point, depuis l’éclatement des réseaux sociaux qui rythme notre quotidien, beaucoup pense qu’un simple réseau social pourrait nous définir. Je suis d’accord qu’il reflète notre créativité mais on est à une ère où une personne va naturellement te répondre lorsque tu lui reproches de ne pas prendre de tes nouvelles : « j’ai vu que tu avais posté sur les réseaux sociaux, c’est que tu vas bien ». Sais-tu qu’on écrit ce qu’on souhaite montrer aux autres, qu’il n’est qu’une façade, une vitrine ? Que maintenant les réseaux sociaux sont pour la plupart un métier avec une stratégie et des contraintes de publications mises en place. A quel moment, un réseau social peut définir la personne que tu es ? Ces deux exemples montrent que tu peux être juste une apparence et ne pas révéler ce que tu es vraiment.

Comment on sait qui on est vraiment ?

On connait nos valeurs, le métier qui nous passionne, nos hobbies. On a donc « une base » de nos caractéristiques. Le reste ça se construit avec le temps. On se découvre, on prend des risques, on aime de nouvelles choses. On réalise des choses qu’on pensait incapable de réaliser.

La vie te surprend mais tu te surprends toi-même. On est en constante évolution, on explore notre route, notre intérieur jusqu’à l’acheminement.

« Etre la meilleure personne possible »

Bien sur, on souhaite tous la même chose : être une meilleure personne.
Jour après jour, on se surpasse, on transmet des choses et on apprend à retour. On se forge notre « moi ». Tu connais tes forces et tes faiblesses, mais tu n’as pas connaissance de leurs limites jusqu’à les atteindre. Tu es bien plus fort que tu penses. Continue à te défier toi- même, c’est un peu ça le rôle de la vie. Te faire prendre conscience de ce que signifie « être soi ».

Etre soi et l’assumer, ne pas changer pour les autres. Tu  as confiance en toi et tu restes authentique quoi qu’il arrive. Tu ne dois jamais jouer un rôle pour plaire ou te formater à des avis. Sois légitime, reste toi.

Si tu ne sais toujours pas qui tu es vraiment, du moins, tu n’es qu’aux prémices, je te préconise de passer du temps seul. C’est en étant seul, que tu prends réellement conscience de ce que tu es . Tu t’écoutes, tu t’apprends. Après tout, tu passeras toute ta vie avec ton « toi » alors il est important de l’apprécier, c’est même primordial. Ne te dévalorise jamais et sache t’entourer des bonnes personnes. Elles sauront toujours mettre en valeur ton « toi » le plus beau, même dans tes plus gros moments de doute.

Le paradoxe d’être soi

Pour ma part, je trouve cela difficile de me définir. Je peux adorer la compagnie comme apprécier la solitude. Je me définis comme  extrêmement patiente dans la vie de tous les jours mais impatiente pour un évènement à venir. Par nature, je suis calme et gentille (un peu trop parfois) mais je peux être méchante lorsque l’on me pousse trop à bout. Je suis loin d’être timide et vais facilement vers les autres mais parfois je n’ai pas envie et préfère rester discrète dans mon coin. Alors quand on me demande de me définir, je trouve cela assez complexe.

Indulgence envers soi-même

Aussi,  sois indulgent avec toi-même. Ce n’est pas parce que tu fais une erreur, que tu dois te rabaisser et t’en vouloir d’avoir agi de cette manière. Inverse ce comportement, aie plutôt conscience de la leçon que tu apprends avec un échec. Ecoute toi, suis ton instinct, dépasse tes limites et vis ! Vis pour toi et non pour les autres. Sois toi. Personne ne peut mieux te définir que toi-même. Tu as ta propre histoire, à toi de la partager ou non.  A la question « Qui je suis ? » réponds toujours que tu es une belle personne.

 

J’espère que cet article t’a plu. Il n’a pas été simple à rédiger pour tout avouer. J’ai eu peur de mal m’exprimer à certains moments mais j’espère que tu auras compris le message et l’attention que j’ai voulu y porter. Dis moi, toi où tu en es dans la construction du « Qui je suis ? », dans les commentaires ! Si tu ne veux rater aucun sondage concernant mes prochains articles, tu peux t’abonner à l’Instagram du blog « Devenir Adulte », je t’en serais reconnaissante. Tu peux aussi partager cet article à un maximum de personnes si celui-ci t’as séduit.

 

A très vite ! 

 

5 commentaires Ajoutez les votres
  1. Coucou ma belle! J’avais déjà fait un peu de chinois mais j’ai repris yes 😀 merci d’avoir lu mon post <3 Question très difficile que de savoir qui on est vraiment… peut être qu'on ne le saurai jamais précisément :/ j'essaye de savoir de mon coté, et j'essaye bien sûr de devenir la meilleure personne possible, mais tu as raison il faut se défier, sortir de sa zone de confort et finalement on en apprendra plus sur soi même! des bisous ma douce <3

  2. J’ai beaucoup aimé cet article, je trouve ton écriture très apaisante 🙂 La partie sur nos « paradoxes » me parlent : je suis à la fois mature avec un côté très enfantin, à la fois fragile et forte… Et j’aime cette richesse, toutes ces facettes qui dessinent qui nous sommes !

    1. Merci beaucoup Manon pour ton message et ton compliment.
      Comme tu le dis si bien « c’est une belle richesse » 🙂

      A très vite

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